Rappel volontaire et préventif des laits infantiles des marques Guigoz® et Nidal®
Mis à jour le 26.03.2026
Cette page d’aide présente, de manière chronologique et transparente, l’ensemble des informations relatives aux procédures de rappel du lait infantile Guigoz et Nidal qui ont débuté le 10 décembre 2025. Elle a pour objectif de répondre à vos questions, en toute transparence, et de vous permettre de comprendre précisément la situation concernant ces rappels.
Dans le prolongement du rappel volontaire intervenu début décembre 2025 relatif à un lot de lait infantile de la marque Guigoz, Nestlé a procédé le lundi 5 janvier 2026 à un rappel élargi de laits infantiles Guigoz et Nidal après de nouvelles investigations.
Nous avons identifié un défaut qualité issu d’un ingrédient provenant de l’un de nos fournisseurs : une huile riche en acide arachidonique (ARA). Cette huile pouvait contenir des traces de céréulide susceptible de provoquer des troubles digestifs (vomissements). Bien que la quantité détectée soit très faible, nous avons décidé de procéder à un rappel volontaire et préventif.
Comme l’ont rappelé les autorités sanitaires, aucun lien médicalement démontré n’existe à ce stade entre la consommation des laits rappelés et une maladie ou un décès de nourrisson. Nous continuons de coopérer avec les autorités.
Dès la détermination de l’origine du défaut de qualité, nous avons cessé de nous approvisionner en huile d’ARA auprès du fournisseur concerné. Nous travaillons avec de nouveaux fournisseurs avec des procédures de contrôles qualité renforcées.
Conscients des questions que peuvent avoir de nombreux parents, nos équipes se sont mobilisées tout au long du processus de rappel pour répondre aux questions des parents sur ce site mais aussi via notre service consommateurs.
La sécurité des nourrissons reste et restera toujours notre priorité.
Vous trouverez ci-dessous toutes les réponses à vos questions concernant ce rappel.
En premier lieu, pourquoi utilisez-vous de l’huile riche en ARA dans la composition des laits infantiles ?
L’huile riche en ARA entre dans la composition du lait infantile depuis de nombreuses années. Présent dans le lait maternel, elle favorise la croissance et le développement cérébral, le développement du système immunitaire, la régulation de l’inflammation et la croissance cellulaire et tissulaire.
Comment un risque tel que la présence même infime de toxine céréulide a t il pu échapper aux contrôles habituels ?
Nous reconnaissons avec humilité que cet événement montre la complexité de gérer certains risques très rares.
Nos contrôles comprennent plus de 1 200 tests qualité avant qu’un lot ne soit commercialisé depuis les ingrédients jusqu’aux produits finis.
La céréulide n’est pas une bactérie, mais une toxine produite par certaines souches très spécifiques de Bacillus cereus. Elle ne faisait pas l’objet de réglementation spécifique avant 2026, et n’était pas identifiée comme un danger reconnu dans l’huile ARA.
Depuis cet événement, nos analyses ont été renforcées : la céréulide fait désormais partie de nos contrôles systématiques, et nous appliquons un seuil d’action volontaire très strict (absence totale de céréulide détectable).. Dès que des traces même infimes de céréulide sont détectées, nous agissons immédiatement.
Quels risques avez-vous identifiés ?
La consommation d’aliments contaminés par la céréulide peut provoquer des troubles digestifs (vomissements). La céréulide ne provoque généralement pas d’infection et, dans la majorité des cas, ne s’accompagne pas de fièvre. Il est recommandé de recevoir rapidement une attention médicale si des symptômes apparaissent.
Vous avez admis être informé dès la fin novembre, soit dix jours avant le premier rappel, de la céréulide dans vos produits. Pourquoi n’avoir rien fait ?
Ce n’est pas vrai. Nous ne sommes pas restés sans rien faire.
Le 10 décembre 2025, un premier rappel a été lancé faisant suite à la détection d’un niveau infime de céréulide sur une ligne de production d’une de nos usines en Europe.
Nous avons immédiatement bloqué notre production dès que nous avons découvert de la céréulide en quantité très faible dans un lot de lait infantile encore sous notre contrôle.
Nous avons alors démonté la ligne de production et nettoyé entièrement la ligne.
Nous avons mené une évaluation approfondie afin d’identifier toutes les causes possibles de la non-conformité sur la ligne de production.
Nous avons remonté la ligne de production. Lors de la reprise de la production, nous avons constaté que le problème persistait.
Nous avons alors bloqué tous les lots de production potentiellement concernés.
Nous avons informé les autorités et rappelé par précaution tous les produits fabriqués sur cette ligne depuis son installation avec une communication publique (rappel conso, communiqué de presse, sites internet institutionnel et marques…) et un signalement aux autorités compétentes.
Nous avons continué la recherche de l’origine de la contamination en engageant des tests sur l’ensemble de nos ingrédients. Après avoir élargi les investigations pour déterminer la cause racine, et détecté l’origine du défaut de qualité, une huile provenant d’un fournisseur mondial du secteur, nous avons ensuite étendu le périmètre du rappel le 5 janvier 2026 (voir la chronologie des faits ici)
Le taux de céréulide toléré dans les laits infantiles vient d’être abaissé par les autorités françaises. Pourquoi procédez vous à un nouveau rappel en février 2026 ?
Pour nos laits infantiles, notre standard est le plus strict du secteur : l’absence de céréulide détectable, c’est‑à‑dire une exigence qui va plus loin que ce qui est requis par les autorités.
Le rappel complémentaire que nous avons effectué le 03/02/2026 pour le lot Guigoz Optipro Relais 1 découlait d’une évolution récente de la méthodologie d’analyse permettant de détecter la céréulide.
Cette nouvelle méthode, communiquée récemment par les autorités et s’appuyant sur les dernières avancées scientifiques, se base sur l’analyse du lait reconstitué et plus sur l’analyse de la poudre comme prévu dans la méthode ISO que nous appliquions initialement. Cela permet une détection encore plus fine de la céréulide.
C’est sur la base de cette nouvelle méthodologie que nous avons décidé de procéder au rappel complémentaire et volontaire du lot concerné. Nous ne transigeons pas sur la sécurité alimentaire.
Existe-t-il un niveau de céréulide accepté dans les laits infantiles?
Il n'existe pas de réglementation fixant une limite maximale pour la céréulide dans les laits infantiles.
Pour autant, les autorités françaises et européennes ont décidé, le 30 janvier et le 2 février 2026, d’intégrer un nouveau seuil de référence 0,014 μg de céréulide par kilogramme de masse corporelle et par jour, soit un niveau de sécurité renforcé par rapport au seuil jusqu'ici appliqué (c’est deux fois plus strict que l’ancien seuil de 0,03 μg par kilogramme de masse corporelle et par jour). Cela signifie que dans un produit fini, le seuil serait de 0,43 ng/g dans le produit (en poudre).
Notre seuil d’action est de 0,2 ng/g de céréulide dans le produit (en poudre). Il correspond au niveau, en deçà duquel la céréulide ne peut être détectée, garantissant ainsi une qualité sûre. Dès que la céréulide est détectable à l’analyse (donc à partir de 0,2 ng/g), nous décidons de rappeler un produit.
A ce titre, notre seuil est deux fois plus exigeant que le seuil établi par les autorités.
Nous ne transigeons pas avec la sécurité alimentaire.
Le fournisseur a-t-il informé Nestlé du problème de céréulide ?
Non, notre fournisseur ne nous a pas informés du problème.
Le 29 décembre 2025, c’est Nestlé qui a informé son fournisseur, qui a partagé les résultats de ses propres investigations et lui a confirmé la contamination de l’huile ARA issue des lots.
Pourquoi avoir lancé des rappels malgré des niveaux très faibles de céréulide détectés ?
Nestlé a effectué ses rappels de manière volontaire afin de garantir la qualité et la sécurité sanitaire de ses produits, ce qui sont nos priorités absolues.
Y a-t-il eu des défaillances dans vos protocoles de qualité et de sécurité ?
Non, nous avons fait preuve de diligence à chaque étape de ces rappels. La présence de céréulide dans les laits infantiles est extrêmement rare. Grâce à nos protocoles de surveillance accrus, nous avons identifié la contamination, déterminé l’origine du problème (l’huile ARA), informé les autorités et alerté les associations professionnelles concernées afin que les autres fabricants puissent également être informés.
Le fournisseur à l'origine du défaut avait été sélectionné à l’issue d’un processus de contrôle qualité rigoureux et les audits ultérieurs n'ont révélé aucun manquement dans la gestion des risques microbiologiques, ni concernant Bacillus cereus ni les toxines associées, qui n’étaient alors pas identifiées comme un risque significatif pour cet ingrédient.
Quelles mesures ont été prises pour résoudre le problème ?
Nous avons procédé au blocage de la distribution des produits, puis, en étroite collaboration avec les autorités compétentes nous avons rappelé les produits potentiellement concernés.
Nous avons stoppé tout approvisionnement d'huile ARA auprès de ce fournisseur.
Nous avons redémarré la production avec l’huile ARA provenant d’un nouveau fournisseur strictement contrôlé.
Nous vérifions chaque lot d’huile ARA par analyse avant sa mise en œuvre en production.
Quels produits ont été concernés par le rappel ?
Tous les lots concernés par les rappels figurent dans la liste en annexe.
Comment nous continuons à soutenir les parents et leurs familles en ce moment ?
Tout d'abord, nous voulons que les familles et les professionnels de santé sachent que la sécurité de nos produits et le bien-être des nourrissons sont notre priorité absolue.
A la suite de la détection d'un problème de qualité dans un ingrédient fourni par un fournisseur de premier plan, Nestlé a pris les mesures nécessaires en étroite collaboration avec les autorités, pour rappeler tous les produits potentiellement affectés.
Nestlé s’est mobilisé dès le départ pour tenir informés les familles, les professionnels de santé, et à fournir des informations claires, transparentes et un soutien tout au long du rappel.
Les nouveaux lots sont-ils sûrs ?
Oui, les nouveaux lots sont sûrs. L’huile d’ARA utilisée provient de nouveaux fournisseurs strictement contrôlés et chaque livraison est vérifiée par analyse. Ils respectent les standards de qualité et de sécurité validés par les autorités.
Comment peut-on être sûr de la sécurité et de la qualité sanitaire de ces produits ?
Nous avons immédiatement cessé de nous approvisionner en huile ARA auprès du fournisseur concerné. Tous les lots de cet ingrédient provenant de nos autres fournisseurs sont testés afin de garantir l’absence de céréulide.
Nous continuons à réaliser des tests approfondis pendant et après la production et confirmons que l’ensemble des produits actuellement sur le marché est sûr à la consommation.
Quelle est la réponse de Nestlé après le décès de deux nourrissons en France et les plaintes liées à ses laits infantiles ?
Nous prenons acte des enquêtes en cours. Nos pensées vont à toutes les personnes concernées et nous adressons nos plus sincères condoléances aux familles endeuillées.
Comme l’ont rappelé les autorités sanitaires, aucun lien médicalement démontré n’existe à ce stade entre la consommation des laits rappelés et une maladie ou un décès de nourrisson.
Nous continuons à suivre l’évolution de la situation avec la plus grande attention et restons à la disposition des autorités, en coopérant en toute transparence pour fournir toute clarification requise, comme nous l’avons fait depuis le début de ces rappels.
Où puis-je obtenir plus d’informations ou d’assistance ?
Pour plus de détails, consultez le site officiel des Laboratoires Guigoz® www.guigoz.fr/service-conso et Nidal® https://www.nestlegoodnes.com/fr/contactez-nous. Ou contactez notre service consommateurs Guigoz® au 0800 100 409. (24H/24 et 7J/7) (Service et appel gratuits) ou Nidal 0800 100 312 (Service et appel gratuits)
Si vous avez des préoccupations concernant la santé de votre bébé, consultez votre professionnel de santé dès que possible.
Nous restons pleinement mobilisés, en coopération avec les autorités compétentes, pour assurer la sécurité alimentaire et accompagner chaque famille avec attention et transparence.
À la fin du mois de novembre 2025, à la suite de contrôles de routine après l'installation de nouveaux équipements sur une ligne de production dans notre usine aux Pays-Bas, nous avons détecté de très faibles niveaux de céréulide dans des échantillons de produits.
Nous avons immédiatement bloqué la production, démonté la ligne pour inspecter toutes les parties du nouvel équipement. Ensuite, nous avons envoyé tous les échantillons de produits pour des analyses plus approfondies en laboratoire.
Les résultats reçus début décembre 2025 ont confirmé la présence d’infimes quantités de céréulide dans les produits toujours sous notre contrôle. Par mesure de précaution, nous avons décidé de rappeler tous les produits fabriqués depuis l’installation de l’équipement dans notre usine aux Pays-Bas.
Le 10 décembre 2025, nous avons informé les autorités aux Pays-Bas (où se situe l’usine) ainsi que celles de tous les pays potentiellement concernés ainsi que la Commission Européenne, pour fournir nos analyses et notre évaluation du risque lié à la présence de céréulide dans certains produits.
Nous avons soumis nos propositions d’actions pour procéder au rappel des produits potentiellement impactés, déjà présents sur le marché, par mesure de précaution.
En alignement strict avec les autorités des pays concernés, le même jour, par mesure de précaution, nous avons initié le rappel volontaire des tous les lots de produits (25 au total) dans 16 pays en Europe.
Nous avons également informé les clients, partenaires et particulièrement les consommateurs de ce rappel.
Ceci résume le premier rappel.
La validation de la cause racine
Nous avons continué à approfondir nos investigations pour confirmer la cause racine, en retestant tous nos ingrédients.
Le 23 décembre 2025, les résultats d’analyse initiaux ont confirmé que la source de contamination provenait du mélange d’huile utilisé par plusieurs de nos usines. Ce mélange d’huile contenait l’huile arachidonique (ARA) approvisionnée auprès d’un fournisseur global de l’industrie.
Nous avons immédiatement suspendu l’utilisation de tous les mélanges d’huile contenant l’huile ARA provenant de ce fournisseur, ainsi que stoppé la distribution de tous les produits finis afférents. Nous avons également envoyé les échantillons d’huile ARA dans l’un de nos laboratoires accrédités.
Le 29 décembre 2025, après avoir confirmé la contamination de l’huile ARA, nous avons informé le fournisseur de nos conclusions.
Nous avons également alerté l’industrie au travers des associations professionnelles (SENE et ISDI) le 30 décembre 2025 afin que les fabricants d’huile.
Nous avons procédé à des analyses très approfondies dans nos laboratoires des échantillons d’huile ARA en notre possession entre le 23 décembre 2025 et le 4 janvier 2026, en dépit des contraintes logistiques et de personnel liées aux vacances de fin d’année. La cadence était jusqu’à 60 analyses par jour pour un total de plus de 400 échantillons.
Au fur et à mesure que nous recevions les résultats, ces informations nous permettaient de procéder à la cartographie de l’ampleur du problème et de tracer les lots qui devraient être rappelés.
Dès le 2 janvier 2026, nous avons commencé à informer les autorités progressivement dans des différents pays concernés et avons lancé par mesure de précaution le rappel public volontaire à partir du 5 janvier 2026.
Le rappel dans tous les pays s’est fait après validation de nos actions par les autorités.
Comment se font les rappels de produit ?
Une fois la décision est prise de faire un rappel, les pas suivants sont pris :
- Déterminer où se trouvent tous les produits impactés en suivant leur numéro de lots (sont-ils dans nos entrepôts, chez les distributeurs, dans les rayons, ou chez les consommateurs à la maison)
- Identifier ensuite la quantité de produits qui n’est plus sous notre contrôle
- Confirmer quels produits à rappeler et dans quels pays
- Informer les autorités du pays où les produits concernés ont été distribués, les marques concernées, et les quantités impliquées.
*A NOTER : ce dernière étape est obligatoire avant d’initier un rappel.